On en distingue trois catégories principales.
Les omega-9 sont des acides gras insaturés simples. Ils réduisent le mauvais cholestérol et maintiennent le niveau de bon cholestérol (HDL). Le plus connu est l’acide oléique, présent dans l’huile d’olive et la baie d'acaï. L’organisme est capable de synthétiser l’omega-9.
Les omega-6 sont des acides gras insaturés complexes. Ils se retrouvent dans la plupart des huiles végétales comme l’huile de maïs et de tournesol, comme dans les produits fabriqués à base de ces huiles (par exemple les margarines). Les noix, les amandes et les céréales en contiennent également beaucoup. Ils ont une influence positive sur la peau, le taux de cholestérol, le sang et les contractions du muscle cardiaque.
Les omega-3 sont des acides gras insaturés complexes.
Ils se décomposent en trois catégories : ALA, EPA, DHA.
ALA
Acide gras essentiel qui doit être amené par la synergie aliment, complément alimentaire dont le corps est incapable de synthétiser.
On le trouve essentiellement en France dans les huiles de colza, de noix et de Tournesol. Pour avoir la dose alimentaire ANC (apports nutritionnels conseillés) souhaitable de 2 grammes par jour il faut donc consommer de l’huile de colza.
EPA
Ce n’est pas un acide gras essentiel puisque le corps sait à partir de l’ALA le fabriquer par un protocole synergique faisant participer des enzymes, des coenzymes minéraux et oligoéléments, des vitamines et des acides aminés.
Cependant dans notre société, les déficiences font entrer ce produit dans les acides gras conditionnellement essentiels, puisqu’il est conditionné pour sa métabolisation par l’apport alimentaire à la fois de l’ALA et d’autres éléments synergiques.
0.2% de l'ALA est effectivement transformé en EPA
DHA
Il est fabriqué à partir de l’EPA avec la même mise en fonction des synergies indispensables. Il est conditionnellement essentiel.
0.05% de l'ALA est transformé en DHA
La dose en EPA et DHA établie en AJR est de 1g par jour.
Question de proportion adéquate
Pour la transformation des omega-6 et des omega-3, notre organisme utilise les mêmes enzymes. Mais proportionnellement, on consomme beaucoup plus d’omega-6 que d’omega-3. Notamment sous l’influence des campagnes contre l’excès de cholestérol, nous consommons plus de céréales et de viande d’animaux nourris avec des céréales et huiles riches en omega-6 (soja, maïs, etc.).
Bref, l’apport d’omega-6 a fortement augmenté, faisant passer à 10 voir 15 pour 1 le rapport moyen entre les omega-6 et les omega-3.
L’excès d’omega-6 empêche la transformation complète des omega-3 par l’organisme. Or, la recherche scientifique a récemment montré que cette disproportion constitue un facteur de risque cardiovasculaire.
La proportion devrait être ramenée à 4 ou 5 pour 1, pour y parvenir et améliorer la disponibilité des omega-3 pour l’organisme, il est essentiel que nous en consommions davantage.
La conversion des oméga-3 dans l'organisme:
L'importance des apports directs
Lors de l'absorption de l'ALA par l'organisme, une déperdition considérable est constatée :
• 60 % est oxydé, donc inutilisable.
• 10 % est utilisé pour la synthèse du cholestérol.
• 30 % est utilisé par les organes : peau, tissus adipeux, muscles.
Il ne reste donc de l'ALA alimentaire qu'un faible pourcentage de 0,6 à 3% disponibles pour être transformés en oméga-3 à très longue chaîne (EPA et DHA).
Selon les études réalisées sur la conversion des oméga-3 par l'organisme humain, (Pawloski et al, 2001 http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?CMD=search&DB=pubmed), seuls 0.2% de l'ALA est transformé en EPA et 0.05% en DHA.
Les oméga-3 contenus dans le panier de la ménagère sous forme de beurre, d'huile et autres produits alimentaires sont essentiellement d'origine végétale (ALA). Ils n'ont ni le même rôle ni le même mode d'action que les oméga-3 issus du poisson (EPA et DHA).
Les actions physiologiques des omega-3
Quels rôles jouent les omega-3 dans notre organisme ? Faisons la part entre ce qui est démontré et ce qui reste encore sujet à caution.
Développement du CERVEAU
Les omega-3 contribuent au développement du cerveau, des nerfs, de la rétine et des sens. Ils sont essentiels dès le stade de fœtus jusqu’à l’âge de deux ans environ. Des études ont également montré qu’une carence en omega-3 ou un déséquilibre entre les omega-6 et les omega-3 contribueraient à l’apparition de l’hyper kinésie, de la dyslexie, des troubles moteurs, de l’autisme, etc. Certains avancent même que ces acides gras peuvent jouer un rôle dans le traitement de ces affections.
Pour le CŒUR et LES ARTERES
De nombreuses publications ont souligné le rôle protecteur des omega-3 dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Ces acides gras n’ont par eux-mêmes aucun effet sur le taux de cholestérol, mais sont très importants à d’autres pour la diminution des risques cardiovasculaires. Ils diminuent le taux de graisses dans le sang (plus exactement les triglycérides), diminuent les troubles du rythme cardiaque, préviennent la formation de caillots et assurent la souplesse des parois des vaisseaux.
Les oméga-3 sont synergiques dans leurs actions, on ne peut pas dire que chacun pris séparément possède une action spécifique, ce serait faux, car ils interviennent dans tous les métabolismes.
Mais la complémentation en oméga 3 ne doit pas déséquilibrer le statut en antioxydant du corps. Nous introduisons un produit poly insaturé, très fragile, car sensible aux oxydations. Nous savons qu’une huile riche en acides gras poly insaturés est très fragile, elle rancit rapidement et augmente donc la consommation des antioxydants dont nous sommes déjà carencés.
L’association de l’omega-3 et des Antioxydants répondent aux besoins du corps dans le domaine de la synergie nécessaire à la vie.



