Compléments alimentaires
Pourquoi les compléments alimentaires sont-ils indispensables pour le fonctionnement de notre organisme ?
Le syndrome métabolique (Syndrome X) ou encore syndrome XXL ne sont que les résultats de l'évolution de notre régime alimentaire moderne.
Le syndrome métabolique, également connu sous le nom syndrome X, n’est pas une maladie spécifique, mais désigne plutôt une série de problèmes liés à un mauvais métabolisme corporel : hauts taux d’insuline et de cholestérol, hypertension et excès de poids. Il constitue un stade précoce de plusieurs maladies graves, comme le diabète de type 2, les troubles cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Bien que l’hérédité soit une des causes de ce syndrome, la grande majorité des cas sont plutôt liés à un style de vie sédentaire et à une mauvaise alimentation (voir l'évolution de notre régime alimentaire). Le syndrome métabolique est surtout présent chez les adultes, mais en Occident, on l’observe de plus en plus chez les jeunes adultes, et même chez les enfants. Le syndrome métabolique est maintenant tellement répandu qu’on estime qu’un Américain adulte sur quatre en est atteint, soit environ 47 millions de personnes. De plus, certains experts croient que le syndrome métabolique dépassera bientôt le tabagisme comme première cause de maladies cardiovasculaires dans la population américaine. En Europe, la prévalence du syndrome métabolique est estimée à 15 % chez les adultes.
Définir le syndrome métabolique
La définition du syndrome métabolique varie quelque peu selon les pays ou les organismes de santé, mais celle qui a été formulée par le groupe de travail américain National Cholesterol Education Program est largement acceptée. Selon ce groupe d’experts, il y a syndrome métabolique lorsque trois ou plus des facteurs de risque suivants sont présents :
- Surpoids ou obésité, surtout l’obésité abdominale (la concentration de graisse à la taille). L’obésité abdominale est déterminée par le tour de la taille d’un individu et diffère selon le sexe : supérieure à 88 cm (35 po) chez les femmes et supérieure à 102 cm (40 po) chez les hommes.
- Taux élevé de triglycérides sanguins : égal ou supérieur à 1,7 mmol/l ou 150 mg/dl.
- Hypertension artérielle : supérieure à 130 mm Hg/85 mm Hg.
- Faible taux de cholestérol HDL (« bon » cholestérol) : inférieur à 1,0 mmol/l (39 mg/dl) chez les hommes et à 1,2 mmol/l (46 mg/dl) chez les femmes.
- Glycémie élevée : égale ou supérieure à 6,1 mmol/l ou 110 mg/dl. On la mesure grâce à un test effectué à jeun.
N.B. Les mesures en mmol/l sont utilisées à peu près partout dans le monde, sauf aux États-Unis, où l’on se sert plutôt de la mesure en milligrammes par décilitres (mg/dl).
Ces facteurs de risque font actuellement l’unanimité, mais la liste devrait continuer de s’allonger au fur et à mesure que se poursuivront les recherches, ce qui pourrait, avec le temps, modifier la définition même du syndrome métabolique. Par exemple, l’inflammation, telle que mesurée par la présence de la protéine C-réactive, pourrait bientôt en faire partie.
Évolution et interrelation des facteurs de risque
La principale cause du syndrome métabolique est la résistance à l’insuline ou insulino-résistance. L’insuline, une hormone produite par le pancréas, est un peu comme une clé qui permet aux cellules de « s’ouvrir » pour absorber le glucose (sucre), contribuant ainsi à sa régulation. Si les cellules deviennent insulino-résistantes (la clé ne fonctionne plus), elles n’absorbent plus bien le glucose malgré la présence de l’insuline. Le glucose se retrouve alors en trop grande concentration dans le sang, et en manque dans les cellules. Pour remédier à la situation et maintenir un taux de sucre adéquat, le pancréas doit produire toujours plus d’insuline. Un jour ou l’autre, le pancréas n’arrive toutefois plus à compenser, et la glycémie (le taux de sucre dans le sang) devient trop élevée.
L’insulino-résistance est aussi liée de près au surpoids, surtout à l’obésité abdominale, puisque les cellules adipeuses en excès libéreraient un signal chimique qui rendrait inopérants les récepteurs d’insuline des autres cellules, réduisant par le fait même leur capacité d’absorber le sucre.
Une glycémie élevée augmente le risque de maladie cardiovasculaire, car elle peut faire augmenter les taux de cholestérol et de triglycérides (lipides sanguins), et ainsi endommager les parois artérielles. Trop de sucre dans le sang peut aussi causer de l’hypertension. De plus, en secrétant des concentrations d’insuline anormalement élevées, le pancréas risque de s’essouffler avec les années et à la longue, l’hyperglycémie pourra entraîner un risque de diabète de type 2.
Mais tant que le pancréas réussit à maintenir une glycémie à peu près normale, le syndrome métabolique est difficile, voire impossible, à détecter par les tests de glycémie standard.
Complications
- Diabète de type 2.
- Maladies cardiovasculaires.
- Syndrome ovarien polykystique (SOP). Le lien entre le syndrome métabolique et le SOP n’est pas tout à fait compris. Il se pourrait que le syndrome métabolique soit à la fois un facteur de risque et une conséquence du SOP, un trouble métabolique qui peut entraîner une infertilité à cause d’une absence d’ovulation. Beaucoup de femmes touchées par le SOP souffrent aussi de surpoids et d’insulino-résistance : le traitement initial de ces deux syndromes est donc semblable.
- Les chercheurs soupçonnent également un lien entre le syndrome métabolique et d’autres maladies graves comme le cancer du sein, de l’utérus, de la prostate et du côlon ou la maladie d’Alzheimer, mais ce point est encore à l’étude.
Symptômes
Le syndrome métabolique ne présente pas de symptômes particuliers. Le diagnostic est établi par un médecin de famille selon les facteurs de risque énumérés ci-dessus. Cela dit, lorsqu’il y a manifestations de symptômes, cela indique que le syndrome métabolique s’est transformé en un problème plus grave comme un diabète de type 2 ou une maladie cardiovasculaire comme l’athérosclérose.
Les grands équilibres alimentaires rompus
La charge glycémique
Une charge glycémique (taux de sucre dans le sang) trop importante peut perturber le métabolisme (hyperglycémies, résistance à l'insuline...). L'abondance des sucres raffinés dans l'alimentation moderne entraîne des indices glycémiques beaucoup plus importants que celui lié à la consommation de fruits et légumes et plantes sauvages. Les conséquences sur la santé sont les diabètes, l'hypertension, des dyslipidémies, certains cancers.... (syndrome X ou métabolique)
Un rapport oméga-6/oméga-3 trop élevé
La consommation des huiles végétales a beaucoup augmenté dans les 100 dernières années du fait de l'industrialisation et de l'hydrogénation de l'huile. Ceci aboutit à la production d'acides gras trans jusqu'alors inconnus dans l'alimentation. De même, les techniques d'élevages d'animaux ont conduit l'apparition de viandes très riches en acides gras saturés et en acides gras oméga-6. La composition lipidique de notre alimentation a ainsi beaucoup changé.
Entre 1960 et 2000, le rapport oméga-6 / oméga-3 a été multiplié par 4, une évolution qui aurait sa part dans le développement de l'obésité.
Nous disposons aujourd'hui d'un faisceau d'arguments biochimiques et de données épidémiologiques, couplées à l'analyse de l'évolution de nos pratiques alimentaires, qui plaident en faveur d'un lien entre le développement de l'obésité et l'augmentation du rapport oméga-6/oméga-3 dans notre alimentation.
Les oméga-6, contrairement aux oméga-3, jouent un rôle adipogénique : ils favorisent le développement du tissu adipeux, activant les gènes qui induisent la différenciation des cellules souches en pré-adipocytes puis en adipocytes.
Plusieurs études menées chez le rat montrent que des animaux nourris sur plusieurs générations avec un régime riche en acide linoléique, précurseur des oméga-6, présentent une augmentation de 40% de leur poids corporel.
Le rapport oméga-6/ oméga-3 dans l'alimentation est proche de 14 or idéalement il devrait être voisin de 5 selon les recommandations actuelles.
L'augmentation de ce rapport outre son influence sur le développement de l'obésité, pèse sur le risque cardiovasculaire ainsi que sur les maladies inflammatoires et auto-immunes : il a été démontré qu'un rapport du taux d'oméga-6 sur le taux d'oméga-3 dans le sang accroît ce risque.
A contrario, diminuer la consommation d'oméga-6 tout en augmentant celle d'oméga-3 pourrait être plus efficace qu'un traitement médicamenteux hypocholestérolémiant dans la prévention secondaire du risque coronarien.
La composition des macronutriments
Notre régime actuel moderne se décompose en 51.8% de glucides, 32.8% de lipides et 15.4% de protéines. Pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires, il serait important de limiter l'apport de graisses à 30%, de maintenir les protéines à 15% et d'augmenter les glucides à 55-60% de l'apport énergétique total.
La densité des micronutriments
Non seulement les sucres raffinés et les huiles végétales sont dépourvus de vitamines et de minéraux (à l'exception des vitamines E et K retrouvées dans les huiles) mais en plus ils abaissent leur densité. La moitié au moins de la population occidentale ne consomme pas les apports journaliers recommandés pour les vitamines A et B6, le magnésium, le calcium et le zinc. Les conséquences sur de tels déficits sont importantes sur la santé notamment pour un bon nombre de maladies infectieuses ou chroniques.
Une acidité accrue
Après digestion et métabolisme, tous les aliments se dégradent dans l'organisme en composants plutôt acides ou plutôt basiques. Les viandes, poissons, œufs, produits laitiers et céréales sont nettement acides alors que les fruits et légumes sont basiques. L'équilibre acide-base correspond au juste équilibre, à la bonne proportion d'acides et de bases de l'organisme. Ces deux substances que nous fabriquons naturellement se compensent mutuellement. Cet équilibre entre les acides et les bases est primordial car de lui dépendent les réactions métaboliques de notre organisme.
C'est avant tout le déséquilibre de notre alimentation avec une consommation excessive de protéines acidifiantes, non compensée par la prise d'aliments alcalinisants tels que les légumes et les fruits.
Les céréales sont elles aussi acidifiantes et malheureusement à la fois au centre de bien des repas et mal accompagnées.
Les aliments acidifiants sont souvent moins onéreux, plus goûteux, plus faciles et rapides à préparer et même plus addictogènes que les aliments alcalinisants. Ils ont aussi une meilleure « réputation » de consistance ou de valeur énergétique auprès de certains groupes de population.
Mais il y a d'autres causes modernes à notre acidification notamment des modes de régimes trop restrictifs, une absence ou une pratique très intensive du sport et surtout le stress de notre vie trépidante.
La production exagérée d'acides « pousse à bout » nos systèmes tampons et nos systèmes d'élimination favorisant ainsi la libération de minéraux en provenance des os. Ceci aboutit à une perte de minéraux osseux appelée déminéralisation puis, à un stade plus avancé, à l'ostéoporose.
L'hyperacidité est aussi à l'origine d'une fonte des muscles car certains de leurs constituants sont eux aussi mobilisés pour faire face au stress acide. Cette perte musculaire s'appelle la sarcopénie.
Enfin, elle est impliquée dans les douleurs articulaires, musculaires et tendineuses ainsi que dans les calculs urinaires à l'origine des coliques néphrétiques.
Par ailleurs, de nombreux symptômes cliniques ont été associés à l'état d'acidose par les médecins de médecines naturelles : fatigue, dépression, infections à répétition, irritation cutanée, digestive ou oculaire, caries, chute de cheveux et fragilité des ongles.
Toutes ces maladies aboutissent à un vieillissement prématuré de notre corps.
Le ratio sodium / potassium
Il existe une diminution de 400% de consommation de potassium entre la nourriture à l'âge néolithique et celle actuelle. Dans ce même temps, la quantité de sodium a progressé de 400%.
75% de la consommation de sel des pays développés proviennent du sel ajouté dans les produits alimentaires industrialisé, on le retrouve ou on s'y attend le moins, 10% seulement étant présent dans les aliments naturels.
Ces deux éléments sont à l'origine d'hypertension, d'accidents vasculaires cérébraux, d'ostéoporose, de cancers intestinaux, obésité, fatigue chronique,.... (syndrome XXL)
La teneur en fibres
La teneur en fibres de notre alimentation est très nettement inférieure aux recommandations. Un régime pauvre en fibres conduits surtout à une réduction de la GLUTATHION (protection du système immunitaire) et aussi à des constipations, des thromboses veineuses, des hernies hiatales et des reflux gastro-oesophagiens.
Conclusion
Les urbains sédentaires, que nous sommes devenus en majorité sommes attirés par les plats préparés, les denrées prédécoupées, la viande rouge, les mets sucrés et gras et nous délaissons volontairement des aliments autrefois très consommés tels que les lentilles, les pois chiches, les châtaignes, nous ne parvenons plus à couvrir nos besoins en nutriments par le seul contenu de nos assiettes pourtant bien remplies.
Et la situation ne serait pas si dramatique si d’autres paramètres non négligeables n'étaient pas apparus, ainsi, la pollution, le tabagisme, le stress, nous surexposent d’un côté à des doses toxiques toujours plus grandes qui engendrent une sur utilisation de nutriments par notre organisme (qui cherche à se défendre) tandis que les modes de cuissons, les procédés de conservation, les manipulations des aliments cultivés, les élevages en batterie, l’agriculture intensive avec l’appauvrissement des sols, etc. contribuent de l’autre à l’appauvrissement nutritionnel des aliments qui se retrouve dans nos assiettes.



